Cette pratique sexuelle que peu de femmes aiment… et qu’on n’ose pourtant pas refuser
Éjaculation faciale : pourquoi je dis stop à cette mode imposée
Je suis fatiguée. Fatiguée de voir mon pays, ma culture, mon lit, envahis par des clichés qui nous prennent pour des idiots.
On nous vend du rêve, ou plutôt du cauchemar déguisé en fantasme, et on est censées applaudir.
On nous vend du rêve, ou plutôt du cauchemar déguisé en fantasme, et on est censées applaudir.
L’Ă©jaculation faciale, par exemple. Cette pratique qu’on voit partout dans le porno mainstream, comme si c’Ă©tait la norme ultime du plaisir.
Sauf que, surprise, seulement 9 % des gens qui regardent ces films kiffent vraiment ça dans leur intimité. 9 % !
Et on continue de nous faire croire que c’est ce qu’on doit aimer, sans broncher.
Le cinĂ©ma porno, avec ses codes usĂ©s jusqu’Ă la corde, a dĂ©cidĂ© que l’Ă©jaculation faciale Ă©tait le summum de l’Ă©rotisme.
Le "cumshot", comme ils l’appellent, est devenu la signature des films pour adultes. Mais soyons honnĂŞtes : qui, dans la vraie vie, trouve ça follement excitant ?
Une Ă©tude d’Eran Shor, sociologue Ă l’UniversitĂ© McGill, le dit clairement : peu d’hommes prennent leur pied Ă Ă©jaculer sur le visage de leur partenaire, et encore moins de femmes apprĂ©cient de recevoir ça en pleine figure.
Beaucoup trouvent ça gênant, voire franchement désagréable.
Alors pourquoi on continue d’en faire un standard ? Parce que le porno a dĂ©cidĂ© pour nous, et qu’on a oubliĂ© de dire stop.
Je me souviens de ma première fois face Ă cette situation. J’Ă©tais lĂ , Ă me demander si j’Ă©tais anormale de ne pas trouver ça sexy.
Alors pourquoi on continue d’en faire un standard ? Parce que le porno a dĂ©cidĂ© pour nous, et qu’on a oubliĂ© de dire stop.
Je me souviens de ma première fois face Ă cette situation. J’Ă©tais lĂ , Ă me demander si j’Ă©tais anormale de ne pas trouver ça sexy.
Spoiler : je ne le suis pas. Selon l’Ă©tude, sur 300 consommateurs de porno, seuls 9 % plĂ©biscitent l’Ă©jaculation faciale.
En revanche, 48 % des femmes prĂ©fèrent l’Ă©jaculation vaginale, bien plus intime et connectĂ©e. Pourtant, dans les chambres Ă coucher, on sent cette pression implicite.
Comme si dire "non, pas sur mon visage" allait nous faire passer pour des coincĂ©es. C’est ça, le pire : cette injonction silencieuse qui nous pousse Ă accepter des trucs qui ne nous ressemblent pas.
Et puis, il y a ce regard masculin, ce "male gaze" qui a tout perverti. Les chercheurs, comme Terrie Schauer de l’UniversitĂ© Simon Fraser, l’expliquent bien : dans le porno classique, l’Ă©jaculation faciale est souvent une façon de marquer une domination, de rĂ©duire la femme Ă un objet.
Et puis, il y a ce regard masculin, ce "male gaze" qui a tout perverti. Les chercheurs, comme Terrie Schauer de l’UniversitĂ© Simon Fraser, l’expliquent bien : dans le porno classique, l’Ă©jaculation faciale est souvent une façon de marquer une domination, de rĂ©duire la femme Ă un objet.
Éjaculer sur le visage, les seins, les fesses – des zones qui crient "fĂ©minitĂ©" – c’est une manière de dire : "Je te possède." Et ça, ça me rĂ©volte.
Parce que le plaisir, le vrai, ça ne devrait jamais ĂŞtre une question de pouvoir ou d’humiliation. Ça devrait ĂŞtre une danse, un Ă©change, un moment oĂą tout le monde se sent respectĂ©.
Alors, pourquoi on n’ose pas dire non ?
Par peur de dĂ©cevoir, de briser l’ambiance, de passer pour la rabat-joie de service. Mais franchement, ras-le-bol de se taire pour faire plaisir aux autres.
Par peur de dĂ©cevoir, de briser l’ambiance, de passer pour la rabat-joie de service. Mais franchement, ras-le-bol de se taire pour faire plaisir aux autres.
Le sexe, c’est mon terrain, mon corps, mes règles. Et si je veux explorer, dĂ©couvrir, m’amuser, je le fais Ă ma façon, avec des gens qui respectent mes envies. D’ailleurs, c’est pour ça que j’aime des plateformes comme Wyylde. LĂ -bas, on parle, on Ă©change, on pose ses limites sans jugement.
On construit des rencontres oĂą le consentement n’est pas une option, mais la base.
Je ne dis pas qu’il faut bannir l’Ă©jaculation faciale pour celles et ceux qui kiffent.
Chacun son truc, et c’est très bien comme ça.
Mais arrĂŞtons de laisser le porno dicter ce qu’on doit aimer, ce qu’on doit accepter.
Mon corps n’est pas une toile pour des fantasmes imposĂ©s. Mon plaisir, je le choisis, je le savoure, et je le partage avec ceux qui savent Ă©couter.
Alors, mesdames, messieurs, la prochaine fois qu’on vous propose un truc qui ne vous fait pas vibrer, osez le dire. On n’est pas lĂ pour jouer les figurants dans le film des autres.

Claire Vassale
Je suis Claire, sexologue et libertine bi assumée qui vous dévoile tous ses secrets sur mon blog.
Je suis Claire, sexologue et libertine bi assumée qui vous dévoile tous ses secrets sur mon blog.
Pour vos expériences libertine, je ne peux que vous conseiller le site de rencontres Wyylde qui ME correspond au mieux.

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